Véronique Papineau, Boréal, 2008 (nouvelles). Mmmm. Comme un sac de bonbons particulièrement raffinés. Pour un premier recueil, cette auteure nous en jette plein la gueule! Sublime lecture. Toujours un chat (sauf une!) mais rarement au premier plan; les félins dans ces nouvelles sont des témoins silencieux, un clin d’œil à l’observateur, le lecteur.Ici la vie est une suite d’égratignures... des femmes, des hommes qui tentent tant bien que mal de garder un équilibre (ou de le retrouver). La folie intérieure, le masque de société, la quête de tendresse, de romance – qui se solde en déceptions ou trahisons. Toujours avec un revirement astucieux. Douze nouvelles dont la trame principale se tisse dans les relations (amoureuses, amicales, familiales) mais aussi dans le sentiment d’isolement que chacun porte en soi. Génial.
L’éditeur dit (source : Éditons Boréal) :
L’art de la légèreté. Le coup de griffe qu’on n’a pas vu venir, la caresse qui déchire, le don de toujours retomber sur ses pattes. Un écrivain qui écrit des nouvelles se doit de partager de nombreuses qualités avec le chat.
Dans ce premier livre, Véronique Papineau révèle une maîtrise hors pair. Qu’elle raconte l’histoire d’amants qui rompent par la poste, la solitude de la vie de bureau, la fugue de deux adolescents dans la grande ville, chacune de ces scènes de la vie contemporaine prend un relief inattendu. Rien ici de banal : tout comportement est soumis au regard de cette fine observatrice et raconté avec un ton unique qui fait les vrais écrivains.
Tout à fait d'accord. Une écrivaine à suivre !





