Banana Yoshimoto, Gallimard, 1994. Je dois avouer que j'ai été un peu déçue de ce roman. Je n'y ai pas retrouvé l'atmosphère floue et brumeuse que j'apprécie tant chez les auteurs japonais. En fait, j'avais l'impression de lire un roman d'amour qui aurait pu tout aussi bien se dérouler en Europe ! Cela dit, c'était quand même une forte lecture. J'ai tout de même retrouvé la profondeur tridimentionnelle des personnages, les explorations intérieures, qu'on rencontre dans les romans japonais. Tout à fait exquis. Kitchen est suivi d'un autre récit, Pleine Lune, teinté de mysticisme, d'amour et de tragédie.Résumé de l'éditeur :
Que faire à vingt ans, après la mort d'une grand-mère, quand on se retrouve sans famille et qu'on aime les cuisines plus que tout au monde ? Se pelotonner contre le frigo, chercher dans son ronronnement un prélude au sommeil, un remède à la solitude. Cette vie semi-végétative de Mikage, l'héroïne de Kitchen, est un jour troublée par un garçon, Yûichi Tanabe, qui l'invite à partager l'appartement où il loge avec sa mère. Mikage s'installe donc en parasite chez les Tanabe : tombée instantanément amoureuse de leur magnifique cuisine, elle est aussi séduite par Eriko, la «mère» de Yûichi Eriko, personnage ambigu et pur, transsexuel à la beauté éblouissante, qui, traversant le récit comme un soleil éphémère, va bientôt mourir à son tour de mort violente... Banana Yoshimoto révèle dans Kitchen, à travers une sorte de «minimalisme flou», une sensibilité nourrie de paradoxes, une sensibilité dans laquelle toute une génération de jeunes Japonais s'est reconnue.
Voir aussi : Biographie-résumé-analyse préparé par un étudiant du profil Lettres, du Cégep Marie-Victorin que je trouve pertinent.
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