lundi 20 juillet 2026

Les Graciées, KIRAN MILLWOD HARGRAVE

 

J'ai beaucoup aimé ce livre, l'histoire racontée est inspirée de faits réels. Seule critique: le rythme était inégale et l'écriture parfois simpliste. Mais je me sentais engagée et je voulais continuer à vivre dans cette trame. 

À Vardo, tout en haut de la Norvège, presque tous les hommes (40) sont morts en même temps, emportés par une tempête en mer lors d'une sortie de pêche. On est en 1617... Pour les femmes du village, c'est un grand traumatisme, bien sûr. Mais quand on y ajoute la religion contre les pratiques autochtones, la suite cré un chisme dans le village. La conquête religieuse traverse la Norvège et le roi veut mettre fin aux pratiques non chrétiennes. S'en suit une chasse aux sorcières qui se rend jusqu'à Vardo, via un délégué obsédé du nom d'Absalom. Sa jeune épouse Ursa, découvre le côté sombre de son mari au fil des jours. Elle se lie d'amitié avec Maren, une femme du village dont le fiancé est décédée avec les autres hommes. Le village de femmes se scinde en deux clans... Les dévotes et les autres. 

Un roman qui évoque des aspects dégoutants de la société de l'époque, notamment les rôles hommes-femmes et la violence au nom de la religion et du pouvoir. 

COUVERT ARRIÈRE: 

1617, Vardø, au nord du cercle polaire, en Norvège. Maren Magnusdatter, vingt ans, regarde depuis le village la violente tempête qui s'abat sur la mer. Quarante pêcheurs, dont son frère et son père, gisent sur les rochers en contrebas, noyés. Ce sont les hommes de Vardø qui ont été ainsi décimés, et les femmes vont désormais devoir assurer seules leur survie. 

Trois ans plus tard, Absalom Cornet débarque d'Écosse. Cet homme sinistre y brûlait des sorcières. Il est accompagné de sa jeune épouse norvégienne, Ursa. Enivrée et terrifiée par l'autorité de son mari, elle se lie d'amitié avec Maren et découvre que les femmes peuvent être indépendantes. Absalom, lui, ne voit en Vardo qu'un endroit où Dieu n'a pas sa place, un endroit hanté par un puissant démon. 

Inspiré de faits réels. Les Graciées captive par sa prose, viscérale et immersive. Sous la plume de Kiran Millwood Margrave, ce village de pêcheurs froid et boueux prend vie. 

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Chez Les Libraires: https://www.leslibraires.ca/livres/les-graciees-kiran-millwood-hargrave-9782221239261.html

jeudi 2 juillet 2026

Paul en Finlande, YANN MARTEL

Une très belle lecture. J'ai faillit ne pas lire la dernière nouvelle à cause de la mise en page (2 colonnes étroites, plutôt désagréable au début). Cela aurait été une erreur. Au total 4 nouvelles. Dans la première, le narrateur accompagne un ami qui va mourir du Sida. Ensuite c'est un concert plutôt tragique donné par un orchestre d'anciens combattants du Vietnam. Puis, une série de lettres: la peine de mort devient une routine. La dernière tourne autour d'une visite chez la grand-mère, très bavarde, qui comprend deux niveaux: les paroles incessantes de l'aïeule et les pensées du petit fils, notamment sur l'attachment aux objets. 

Chez Les Libraires: https://www.leslibraires.ca/livres/paul-en-finlande-yann-martel-9782764602225.html

mercredi 1 juillet 2026

The Book of Tomorrow, CECELIA AHERN

 

Almost as soon as I started this one, I could hardly put it down. The structure is amazing and pulls you in wanting to know what's next. I think this may be a book for young readers because of some simplistic intrigues but still, I loved it. 

«Lose yourself in the magical and mesmerising story from Cecelia Ahern of how tomorrow can change what happens today.»
https://www.cecelia-ahern.com/books-inner-pages/the-book-of-tomorrow 

It's a wonderful story with many philosophical messages about grieving, growing up, living in the present, knowing yourself, family secrets and so much more. There's a touch of fantasy... with a magic diary that I thought would be explained somehow in the end... The main character, Tamara, is a (very) spoiled teenager. She loses everything when her dad commits suicide (the novel starts with this so I'm not really spoiling anything here!). In her narrative, you can already tell that there's a better version of Tamara that just needs the right conditions to shine through. That is the journey of this book in my opinion. And as she grows, a family intrigue slowly but surely builds up. A bit like a crime novel... with little clues adding up. 

I highly recommend. 
And will not hesitate to read another Cecelia Ahern novel if I see one. 




samedi 13 juin 2026

The Ministry of Utmost Happiness, ARUNDHATI ROY

 

Cette lecture m'a fait réaliser à quel point je ne connais rien à l'histoire de l'Inde! Une lecture à la fois difficile et fascinante. Difficle en raison du nombre de personnages (et des noms qui ne me sont pas familiers) et de ma méconnaissance de l'Inde en termes de géographie, culture et histoire. Fascinante à cause de l'intrigue sinueuse et de l'orginalité des personnages. La complexité de la trame rend très difficile la description de ce roman donc je vais simplement reprendre le texte du couvert (en anglais)... 

The Ministry of Utmost Happiness takes us on an intimate journey of many years across the Indian subcontinent—from the cramped neighborhoods of Old Delhi and the roads of the new city to the mountains and valleys of Kashmir and beyond, where war is peace and peace is war.

It is an aching love story and a decisive remonstration, a story told in a whisper, in a shout, through unsentimental tears and sometimes with a bitter laugh. Each of its characters is indelibly, tenderly rendered. Its heroes are people who have been broken by the world they live in and then rescued, patched together by acts of love—and by hope.

The tale begins with Anjum—who used to be Aftab—unrolling a threadbare Persian carpet in a city graveyard she calls home. We encounter the odd, unforgettable Tilo and the men who loved her—including Musa, sweetheart and ex-sweetheart, lover and ex-lover; their fates are as entwined as their arms used to be and always will be. We meet Tilo’s landlord, a former suitor, now an intelligence officer posted to Kabul. And then we meet the two Miss Jebeens: the first a child born in Srinagar and buried in its overcrowded Martyrs’ Graveyard; the second found at midnight, abandoned on a concrete sidewalk in the heart of New Delhi.

LIENS: 

vendredi 29 mai 2026

La Papeterie Tsubaki, ITO OGAWA

 

Une petite ville - Kamakura - qu'on apprend à connaître à travers la vie de Hatoko, qui a récemment hérité de la papeterie de sa grand-mère. Un rythme lent et apaisant. Il n'y a pas d'intrigue captivante mais on y vit un quotidien très humain et j'avais envie de poursuivre ma lecture ne serait-ce que pour rester dans ce monde doux. Sur le fond, une guérison lente et un arc vers les sources du bonheur. 

Chez Les Libraires: https://www.leslibraires.ca/livres/la-republique-du-bonheur-ito-ogawa-9782809714968.html

J'ai trouvé cette revue littéraire rendait bien ma perception de ce roman: La papeterie Tsubaki et le voyage intemporel (texte partiellement repris ci-dessous). 

«Quelque chose semble s’être figé dans le temps, dans la petite ville de Kamakura, au Japon. Autrefois jeune femme rebelle souhaitant fuir l’éducation stricte de sa grand-mère, Hatoko revient dans sa ville natale pour s’occuper de la papeterie familiale, dans l’étrangement beau roman La papeterie Tsubaki, d’Ogawa Ito.

[...]

Métier fort probablement disparu des sociétés occidentales depuis belle lurette, quand ces scripteurs n’ont pas migré vers le domaine de la rédaction, publicitaire ou autre, le travail d’écrivain public est central dans la vie de notre héroïne: appelée à rédiger lettres, missives et autres petits mots au nom des autres, Hatoko vit un peu par procuration – et les lecteurs également, par la même occasion. Avec une plume à la fois légère et complète, [Ito Ogawa] nous transporte dans un monde fait de minutie et de délicatesse. Chaque lettre rédigée par le personnage principal est mise en contexte, décrite avec un soin fascinant, et, surtout, reproduite en japonais dans la version française du roman, mise en page comprise. L’auteure prendra aussi le temps de décrire l’encre utilisée, le type de papier, l’épaisseur de l’enveloppe, voire le genre de timbre, ou encore quel crayon, stylo ou plume a servi à écrire le tout.

Lors de la toute première occasion où le lecteur est témoin de ce rituel, on se dit que tout cela est un peu superflu. Que les détails peuvent être ignorés, qu’on pourrait passer à la suite du scénario. Paradoxalement, ou peut-être est-ce simplement l’explication logique de cet état de fait, il n’y a peu ou pas de trame scénaristique centrale au roman. Des choses se déroulent, bien sûr, et l’on obtiendra ultimement une conclusion qui risque de satisfaire le lecteur, mais Ogawa Ito a choisi de parier gros: l’auteure a décidé d’aller à contre-courant du style de rédaction classique, et de se concentrer sur les petites choses. [...]

La papeterie Tsubaki est un étrange roman, qui échappe à toute classification. C’est un roman de l’objet, une oeuvre magnifique quasi-hors du temps. Un livre qui détonne, certes, mais uniquement pour les bonnes raisons.»

vendredi 15 mai 2026

La république du bonheur, ITO OGAWA

 

Tellement japonais! Il y ici une lenteur de vivre qui fait du bien. Les événements s'y déroulent sur le fond de la vie intérieur du personnage principal, Hatoko. On y découvre beaucoup la culture du Japon, notamment autour des temples, de la nourriture, des relations familiales, de la calligraphie mais un peu de la société en général. Une lecture apaisante. 

«La vie est douce à Kamakura. Amis et clients se pressent dans la petite papeterie où Hatoko exerce ses talents d'écrivain public. Tendres, drôles ou tragiques, les destins se croisent sous son pinceau. Hatoko s'est mariée et découvre, en compagnie de Mitsurô et de sa petite fille, les joies d'être mère au sein de leur famille recomposée : elle enseigne à l'enfant l'art de la calligraphie comme le faisait sa grand-mère et partage avec elle ses recettes des boulettes à l'armoise ou du thé vert fait maison.Mais si Hé atoko excelle dans l'art difficile d'écrire pour les autres, le moment viendra pour elle d'écrire ce qui brille au fond de son cœur. Après La Papeterie Tsubaki se dévoile une fois de plus tout le talent d'Ogawa Ito pour nous révéler les sources invisibles du bonheur.»

Ce roman est un peu la suite de La Papeterie Tsubaki mais je l'ai lui en premier. Ça n'a pas vraiment causé de problème. 

mardi 28 avril 2026

Le Rêve de l'Okapi, MARIANA LEKY

 

Certains romans, après lecture, laissent une petite brume au coeur pendant quelques jours. C'est le cas de celui-ci pour moi. Un village de personnages, et au centre, Selma - la grand-mère de Luise. Des vies à la fois simples et complexes. La tolérance, la résilience, l'amour, la famille et toutes les nuances de la vrai vie s'y retrouvent. L'Opticien, Palm et son fils Martin, Marlies, Elsbeth, et Frederik forment le noyau principal autour de Luise. Bien sûr sa mère et son père - mais d'une façon plus distante. Plusieurs autres individus récurrents apportent d'autres couleurs. Je ne saurais pas résumer l'histoire sans dévoiler des revirements mais je conseille chaleureusement ce livre à quiconque apprécie les excentricités de la vie de village et la diversité de l'expérience humaine. Parfois triste, souvent drôle, ce roman saura se faire une place dans votre coeur et, après la dernière page, vous resterez quelques temps à respirer l'air de Westerwald et vous partirai en promenade pour admirer les couleurs de la Uhlheck. Lu en Avril 2026

LIENS

Fiche chez l'éditeur

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