vendredi 19 mars 2010

Bestiaire

Éric Dupont, Marchand de Feuilles, 2008. Super trippant ! Une expérience ! L’épopée d’une enfance dans une famille éclatée. Déménagements (Rivière-du-Loup, Matane, Saint-Ulric), édits bizarres de la ‘cour du roi Henri VIII’ (trop crampant cette façon de parler du père et sa famille). Chaque chapitre est lié à un animal qui lui, est lié à un souvenir précis autour duquel gravite une période de vie... chat, vacher à tête brune, bigorneau, chien, poules, grand duc. Et toujours Micheline Raymond, cuisinière de métier...

Une écriture à la fois poétique et piquante. Génial. ‘La rancœur est un vin inodore et sans goût qui tue lentement... Nous en prenions à tous les repas, dans le lait qui servait à tremper les biscuits après avoir mastiqué en silence un repas en compagnie du roi et de la reine.’ (page 74)

Résumé de l'éditeur :
Un après-midi de1976, Nadia Comaneci, gymnaste affamée, remporte la note parfaite aux Olympiques de Montréal. Ainsi commence le voyage de toute une génération. Eric Dupont, devant son poste de télé à 450 kilomètres de là est obnubilé par cette prestation.

Né d'un père agent de police qui aura six femmes et d'une mère cuisinière de métier, il sera élevé dans les règles les plus strictes du patriotisme québécois. Envoyés à l'école épinglés d'une fleur de lys dans un comté fédéraliste, obligés de boycotter les chocolats Cadbury dont la très convoitée Caramilk car leurs usines avaient été déménagées à Toronto, prononçant le nom de René Lévesque comme celui d'un Dieu, Eric et sa sœur deviennent de petits combattants malgré eux. Lire la suite...

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