Hélène Monette, Boréal, 1995. Unless, c’est son surnom. Elle est le pivot d’une famille brisée par la tragédie. Chacun s’en sort comme il peut. Au fond des folies, un amour filial très fort.
Unless s’arrache une paie comme livreur de courrier à vélo. En amour avec son voisin de palier (Sherpa). Autour d’elle, son frère (Chut) suicidaire, une grande sœur (Milou) qui court les modes de guérison spirituelle, et une petite sœur (Red) qui verse dans la toximanie. Un père aussi mais il fuit lui aussi à sa manière. Texte original et rythmé. C’était ‘ok’.
Mot de l’éditeur :
Dans le monde en marche, dans la ferveur sans motif, autour du sourire de la misère, dans l’auréole des colères, au bord de l’inacceptable, il y a Unless. Une fleur aux mains coupées. Deux pétales, un cœur pompier, un cerveau carreauté. Involontaire pour empiler les cadavres, mais mobilisée. Une enchaînée. Dans le jardin des clowns grimaçants. Dans la constellation du Faux. Sur la terre de Caïn. Ce n’est pas Maybe, ce n’est pas Perhaps, c’est Unless.Autre résumé (moins obscur que la note de l'éditeur)
:Mon nom, Unless, est tout droit sorti d'un orgasme. Les mots de la baise. C'est en baisant avec Picot que le nom Unless était sorti du sac. Picot, le vagabond travailleur social que j'avais pris pour un ami et qui devint amant, le temps d'une saison sur le chômage et le ginseng. " Unless parcourt à bicyclette les rues de Montréal pour y distribuer du courrier. Elle a deux sœurs, un père et un amant. Sa mère est partie, son frère s'est suicidé. Des personnages qui se croisent. Un mélange de désespoir et de délicatesse où l'on ne juge pas. Une difficulté de vivre que chacun expérimente à sa manière. Il y a trois voix dans ce roman. " Milou ", la sœur aînée, " Unless ", et puis " Red ", la petite dernière qui, à quinze ans, est toujours en fugue, prend de la came, en deale un peu. Un voyage sans fard au cœur de l'humain.