mardi 12 janvier 2010

Les Abeilles

Yôko Ogawa, Actes Sud, 1995. Les tout petits romans traduits du japonais sont toujours plutôt délicieux. Une espèce de malaise s'y dégage... un peu comme dans les romans d'Hubert Mingarelli. J'avais déjà lu d'autres romans de cette auteure (La Piscine, Hôtel Iris) alors je savais dans quelles eaux je me plongeais !

Résumé, meilleur que le mien :
(source : anamnesis.over-blog.com)
A la demande de son cousin étudiant sans le sou, l'héroïne trouve à le loger dans la résidence de l'université qu'elle fréquenta jadis. Le malaise s'instaure dès leur rencontre avec le directeur, et que l'on apprend que "la raison pour laquelle on lui a coupé les deux bras et une jambe est forcément cruelle". Après l'installation du jeune homme, sa cousine tente de lui rendre visite. En vain : il demeure introuvable. Les réponses du directeur se font de plus en plus étranges et les tulipes du massif prennent une couleur de plus en plus sombre...

La Japonaise Yôko Ogawa excelle à plonger imperceptiblement le lecteur dans un climat angoissant. Par petites touches subtiles et suggestives, elle maîtrise parfaitement la progression de l'intrigue et sa dramatisation. Le personnage singulier du directeur, l'héroïne en quête de vérité et le fantôme du cousin qui plane comme une menace au-dessus d'eux, préfigurent une issue aussi terrible qu'inattendue...

Yôko Ogawa sur Wikipédia

Aucun commentaire:

Publier un commentaire