Toni Jordan, Éditions Alto, 2009. Un premier roman d'une auteure autralienne. 'Premier roman' est une inscription qui m'incite toujours à prendre... encore cette fois, c'était une excellente décision ! Une jeune femme qui compte tout. Vraiment tout. Les chiffres régissent sa vie. Obsession compulsive. Mais on s'attache rapidement à cette femme à la fois intelligente et 'folle'. Elle rencontre un homme et accepte de se faire 'soigner'... mais son traitement fait d'elle une loque humaine, l'ombre d'elle-même. Une très belle histoire, sur la différence, la tolérance, l'amour et la famille.Quatrième de couverture (source : Éditions Alto)
Grace Lisa Vandenburg (19 lettres) compte. Tout. Tout le temps. Les pas qui la mènent au café, les graines de pavot sur son gâteau et le nombre de bouchées nécessaires pour en venir à bout, autant de nombres ordonnant son existence de célibataire réglée comme du papier à musique. Son unique coup de foudre : Nikola Tesla, inventeur aussi génial qu’obscur, mort depuis plus de soixante ans, qui nourrit ses fantasmes et lui semble seul à même de comprendre sa fascination pour la rassurante quiétude des additions.
Entre en scène un bel étranger : Seamus Joseph O’Reilly (un autre 19) qui, ô miracle, ne se laisse pas rebuter par ses manies. Un dilemme ne tarde pas à s’imposer à elle : les nombres ou la vie? Pour préserver leur fragile idylle, Grace entame une thérapie surréelle grâce à – ou plus exactement malgré – laquelle elle finira par découvrir ce qui compte vraiment.
Variation à la fois pétillante et doucement cynique sur les thèmes de l’amour et de la différence entre les êtres, Addition, premier roman de l’Australienne Toni Jordan, présenté ici dans un harmonieux format carré, compte 376 pages, 69 796 mots et 398 926 caractères.
Intriguant, non ?
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