vendredi 15 janvier 2010

Chercher le vent

Guillaume Vigneault, Boréal, 2001. J’avais lu - avec plaisir - son premier roman Carnets de naufrage. J'ai encore retrouvé cette écriture poétique tout à fait délicieuse et la profondeur remarquable des personnages. Vraiment un très beau roman.

Un pilote de brousse et photographe... Son ami maniaco-dépressif. Un voyage sans autre but que l’effet thérapeutique contre une peine d’amour qui n’en finit plus. Puis ajoutez Nuna l’autostoppeuse excentrique. On fera un long détour, très long détour pour revenir aux sources et accepter la vie comme elle se présente. Sublime. Un jour, je relirai ce roman pour le plaisir de revivre le périple.

Extrait de presse (source : Boréal) :
Justement, c’est avec bonheur que l’on avance avec Jack tant l’écriture de Vigneault semble couler de source, préférant aux images criardes les mots qui heurtent lentement, qui happent sans gant de boxe. Le romancier rend avec une remarquable constance la fragilité du sentiment humain sans pourtant glisser dans le sentimentalisme marchand; c’est dans cette nuance que réside la force de Chercher le vent. Ajoutez à cela des scènes croquées sur le vif qui ne tombent pas dans l’anecdotique et des personnages qui se découvrent plutôt que d’être des statues traînées de page en page: l’auteur fait mouche. Que nous réserve la suite? Chose certaine, Guillaume Vigneault est un nom à considérer dans le corpus québécois actuel. Entre un parfum beatnik, des percées camusiennes et une voix malgré tout personnelle, il est légitime de parler de lui sans rajouter la particule «fils de…».
Patrick Roy, Québec français, hiver 2002.

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