Fucké. Complètement fucké. La semaine dernière, j'avais lu Le chant des mouches - du même auteur. On se retrouve ici, dans le même village (Sainte-Souffrance) et le même comté (Matalik). Et la même ambiance déroutante, écoeurante mais ô combien fascinante. Puis... les mouches. Ouais les mouches. Coeurs sensibles s'abstenir. J'ai aimé mais ce n'est pas un genre que je recherche particulièrement !L'angoisse des poulets sans plumes. Sébastien Chabot. Éditions Trois-Pistoles. 2006
«Oui, c'est pendant que ma mère se balançait au bout d'une corde que je suis tombé de son ventre avec le bruit de limace courant après sa trace, et que tout bleu, et tout nu, et tout en larmes, j'ai été forcé de lancer mon premier sacre: «Jésus de viande de crucifix, que j'ai dit, est-on ici pour se pendre ou bien pour naître la tête en bas!»» Page 13
«Ça, c'est bien ma vie: une chose arrive et son contraire lui mord la queue en même temps. J'ai toujours été obligé d'y penser trois fois avant de tourner ma langue sept fois, et d'être capable de dire que je suis bien, ici, dans cette vie de cochon...» Pages 88-89
«Je sais maintenant qu'espérer est beaucoup plus difficile que de savoir d'avance ce qui va arriver. Si j'ai à choisir, j'aime beaucoup mieux savoir que je vais recevoir un coup de pied que d'espérer ne pas en recevoir. Puisqu'un coup de pied fait mal, mais y penser tout le temps est encore plus fatigant et fait mal plus longtemps, comme si on se dessinait une cible de douleur sur le corps à force d'y penser.» Page 95
Aucun commentaire:
Publier un commentaire