samedi 13 juin 2026

The Ministry of Utmost Happiness, ARUNDHATI ROY

 

Cette lecture m'a fait réaliser à quel point je ne connais rien à l'histoire de l'Inde! Une lecture à la fois difficile et fascinante. Difficle en raison du nombre de personnages (et des noms qui ne me sont pas familiers) et de ma méconnaissance de l'Inde en termes de géographie, culture et histoire. Fascinante à cause de l'intrigue sinueuse et de l'orginalité des personnages. La complexité de la trame rend très difficile la description de ce roman donc je vais simplement reprendre le texte du couvert (en anglais)... 

The Ministry of Utmost Happiness takes us on an intimate journey of many years across the Indian subcontinent—from the cramped neighborhoods of Old Delhi and the roads of the new city to the mountains and valleys of Kashmir and beyond, where war is peace and peace is war.

It is an aching love story and a decisive remonstration, a story told in a whisper, in a shout, through unsentimental tears and sometimes with a bitter laugh. Each of its characters is indelibly, tenderly rendered. Its heroes are people who have been broken by the world they live in and then rescued, patched together by acts of love—and by hope.

The tale begins with Anjum—who used to be Aftab—unrolling a threadbare Persian carpet in a city graveyard she calls home. We encounter the odd, unforgettable Tilo and the men who loved her—including Musa, sweetheart and ex-sweetheart, lover and ex-lover; their fates are as entwined as their arms used to be and always will be. We meet Tilo’s landlord, a former suitor, now an intelligence officer posted to Kabul. And then we meet the two Miss Jebeens: the first a child born in Srinagar and buried in its overcrowded Martyrs’ Graveyard; the second found at midnight, abandoned on a concrete sidewalk in the heart of New Delhi.

LIENS: 

vendredi 29 mai 2026

La Papeterie Tsubaki, ITO OGAWA

 

Une petite ville - Kamakura - qu'on apprend à connaître à travers la vie de Hatoko, qui a récemment hérité de la papeterie de sa grand-mère. Un rythme lent et apaisant. Il n'y a pas d'intrigue captivante mais on y vit un quotidien très humain et j'avais envie de poursuivre ma lecture ne serait-ce que pour rester dans ce monde doux. Sur le fond, une guérison lente et un arc vers les sources du bonheur. 

Chez Les Libraires: https://www.leslibraires.ca/livres/la-republique-du-bonheur-ito-ogawa-9782809714968.html

J'ai trouvé cette revue littéraire rendait bien ma perception de ce roman: La papeterie Tsubaki et le voyage intemporel (texte partiellement repris ci-dessous). 

«Quelque chose semble s’être figé dans le temps, dans la petite ville de Kamakura, au Japon. Autrefois jeune femme rebelle souhaitant fuir l’éducation stricte de sa grand-mère, Hatoko revient dans sa ville natale pour s’occuper de la papeterie familiale, dans l’étrangement beau roman La papeterie Tsubaki, d’Ogawa Ito.

[...]

Métier fort probablement disparu des sociétés occidentales depuis belle lurette, quand ces scripteurs n’ont pas migré vers le domaine de la rédaction, publicitaire ou autre, le travail d’écrivain public est central dans la vie de notre héroïne: appelée à rédiger lettres, missives et autres petits mots au nom des autres, Hatoko vit un peu par procuration – et les lecteurs également, par la même occasion. Avec une plume à la fois légère et complète, [Ito Ogawa] nous transporte dans un monde fait de minutie et de délicatesse. Chaque lettre rédigée par le personnage principal est mise en contexte, décrite avec un soin fascinant, et, surtout, reproduite en japonais dans la version française du roman, mise en page comprise. L’auteure prendra aussi le temps de décrire l’encre utilisée, le type de papier, l’épaisseur de l’enveloppe, voire le genre de timbre, ou encore quel crayon, stylo ou plume a servi à écrire le tout.

Lors de la toute première occasion où le lecteur est témoin de ce rituel, on se dit que tout cela est un peu superflu. Que les détails peuvent être ignorés, qu’on pourrait passer à la suite du scénario. Paradoxalement, ou peut-être est-ce simplement l’explication logique de cet état de fait, il n’y a peu ou pas de trame scénaristique centrale au roman. Des choses se déroulent, bien sûr, et l’on obtiendra ultimement une conclusion qui risque de satisfaire le lecteur, mais Ogawa Ito a choisi de parier gros: l’auteure a décidé d’aller à contre-courant du style de rédaction classique, et de se concentrer sur les petites choses. [...]

La papeterie Tsubaki est un étrange roman, qui échappe à toute classification. C’est un roman de l’objet, une oeuvre magnifique quasi-hors du temps. Un livre qui détonne, certes, mais uniquement pour les bonnes raisons.»

vendredi 15 mai 2026

La république du bonheur, ITO OGAWA

 

Tellement japonais! Il y ici une lenteur de vivre qui fait du bien. Les événements s'y déroulent sur le fond de la vie intérieur du personnage principal, Hatoko. On y découvre beaucoup la culture du Japon, notamment autour des temples, de la nourriture, des relations familiales, de la calligraphie mais un peu de la société en général. Une lecture apaisante. 

«La vie est douce à Kamakura. Amis et clients se pressent dans la petite papeterie où Hatoko exerce ses talents d'écrivain public. Tendres, drôles ou tragiques, les destins se croisent sous son pinceau. Hatoko s'est mariée et découvre, en compagnie de Mitsurô et de sa petite fille, les joies d'être mère au sein de leur famille recomposée : elle enseigne à l'enfant l'art de la calligraphie comme le faisait sa grand-mère et partage avec elle ses recettes des boulettes à l'armoise ou du thé vert fait maison.Mais si Hé atoko excelle dans l'art difficile d'écrire pour les autres, le moment viendra pour elle d'écrire ce qui brille au fond de son cœur. Après La Papeterie Tsubaki se dévoile une fois de plus tout le talent d'Ogawa Ito pour nous révéler les sources invisibles du bonheur.»

Ce roman est un peu la suite de La Papeterie Tsubaki mais je l'ai lui en premier. Ça n'a pas vraiment causé de problème. 

mardi 28 avril 2026

Le Rêve de l'Okapi, MARIANA LEKY

 

Certains romans, après lecture, laissent une petite brume au coeur pendant quelques jours. C'est le cas de celui-ci pour moi. Un village de personnages, et au centre, Selma - la grand-mère de Luise. Des vies à la fois simples et complexes. La tolérance, la résilience, l'amour, la famille et toutes les nuances de la vrai vie s'y retrouvent. L'Opticien, Palm et son fils Martin, Marlies, Elsbeth, et Frederik forment le noyau principal autour de Luise. Bien sûr sa mère et son père - mais d'une façon plus distante. Plusieurs autres individus récurrents apportent d'autres couleurs. Je ne saurais pas résumer l'histoire sans dévoiler des revirements mais je conseille chaleureusement ce livre à quiconque apprécie les excentricités de la vie de village et la diversité de l'expérience humaine. Parfois triste, souvent drôle, ce roman saura se faire une place dans votre coeur et, après la dernière page, vous resterez quelques temps à respirer l'air de Westerwald et vous partirai en promenade pour admirer les couleurs de la Uhlheck. Lu en Avril 2026

LIENS

Fiche chez l'éditeur

Chez Les Libraires

samedi 11 avril 2026

High Water Mark - Atlantic Canadian Stories 1983-2023

Édité par Lesley Choyce, 2023. Une collection de récits, par vingt auteurs. Les récits sont tous impregnés de l'essence de la vie dans les provinces de l'Atlantique. 

Acheté lors d'un voyage en Nouvelle-Écosse (2025)

Lu en 2025-2026. 

LIEN
https://www.lesleychoyce.com/anthologies 

 

Chats sur ordonnance, SYOU ISHIDA

Une lecture légère. Livre composé de plusieurs histoires autour d'une même «clinique» qui prescrit un chat pour tous les maux. 

Lu en 2026.

LIENS
Fiche de l'éditeur 
Fiche de l'auteur, site de l'éditeur

samedi 25 mars 2017

La maison étrangère, ÉLISE TURCOTTE

Je mets un petit coeur à côté du nom de cette auteure. ''Le bruit des choses vivantes'' a été mon premier contact. Bonheur sublime. Plus tard, j'ai lui ''L'Île de la Merci'' et ''Caravane''. Bonheur renouvelé chaque fois. Mais ''Le bruit des choses vivantes'' demeure un de mes plus beaux moments de lecture.

Et voilà que je tombe sur ce roman... La maison, c'est son corps. Élizabeth est une étrangère dans sa vie et dans son corps. Son corps est un étranger dans sa vie. Cette espèce de dicotomie reste bien ''visible'' jusqu'à la fin. Une femme, l'amour, la sexualité, l'identité... Une vie intérieure particulièrement fertile. Son amant est parti. L'abandon, l'incompréhension, l'impasse. Une recherche intérieure passera par la déroute extérieure, un laisser-aller quasi total. À travers ses épisodes personnelles, son père, sa défunte, un étudiant révolté, la bibliothécaire dérangée, le bestiaire d'amour et plein de souvenirs...

Puisque c'est Élise Turcotte, évidement des phrases belles à couper le souffle ... Des pensées éblouissantes... qu'on ne peut que noter.

L'enfance dépose en soi les petites pierres qui prendront plus tard la forme de notre vie.

J'entendais le son que faisaient les feuilles et les mots désormais délivrés saluant le désordre. Splendide échec. Échec encore plus grand puisque je n'avais personne à qui en faire le récit.

Et je ne pouvais pas le dire , car si je l'avais dit, je l'aurais su, tout en sachant déjà , bien sûr, puisque l'âme sait ce que le corps sait mais tente de toutes ses forces de cacher. Ou bien c'est le contraire, selon la vision que l'on a de la vie, du monde des hommes et du monde animal, ou simplement du moment, le corps sait ce que l'âme ignore encore ou veut ignorer.

À lire lentement.

LIENS
Fiche du roman chez l'éditeur
Élise Turcotte sur Auteurs contemporains